J1: Bec de la Montau

Week-end à Pralong (Val d’Hérémence)

?? Jour 1 – De Praperrot au Bec de la Montau

Départ : Praperrot – 1430 m

Heure : 7h47

Équipe : 9 personnes

Coordination : Samuel

À 7h47 précises, skis aux pieds à Praperrot (1430 m), nous nous élançons à neuf, portés par une lumière déjà éclatante. L’air est frais, le ciel parfaitement dégagé : la journée s’annonce prometteuse. Une seule envie nous anime — laisser derrière nous les pensées des jours passés et nous immerger pleinement dans cette belle aventure.

Sous la coordination attentive de Samuel, notre guide toujours disponible et professionnel, l’ascension s’organise avec fluidité. Il nous questionne sur l’itinéraire, partage son analyse du terrain et ponctue la montée de pauses parfaitement dosées. Le rythme est régulier, les conversations légères, et la bonne humeur constante.

Peu avant midi, les derniers mètres se font sentir dans les jambes, mais l’enthousiasme prend le dessus. À 12h10, nous atteignons le Bec de la Montau (2770 m). Sourires larges, regards émerveillés : la vue récompense largement nos efforts.

?? Un sommet baigné de lumière

Le pique-nique, pris au soleil sur le sommet, a un goût particulier. Les paysages alpins s’étendent à perte de vue, immobiles et majestueux. On savoure l’instant, entre silence contemplatif et éclats de rire.

Puis vient le moment tant attendu : la descente.

Une neige magnifique nous attend, douce et généreuse. Avant de s’élancer, Samuel nous rappelle les consignes de sécurité avec sérieux — vigilance, distances, choix des trajectoires. Chef d’orchestre de ces deux jours, il veille à chacun.

La descente est un pur bonheur : virages fluides, poudreuse éclatante, cris de joie qui résonnent sur les pentes. Les visages rayonnent à l’arrivée.

? Retour et convivialité

Au point de départ, une bière bien fraîche nous attend — récompense parfaite après cette journée intense. Les discussions reviennent sur les plus beaux passages de la descente, les sensations, les anecdotes.

Le soir, au Refuge des Dixence, l’ambiance reste chaleureuse. Éric nous initie à un jeu de cartes exigeant, mobilisant toutes nos capacités intellectuelles pour décrocher le titre convoité de “Président”. Président de quoi ? Cela restera dans les murs du restaurant…

La soirée se conclut autour d’une généreuse croûte au fromage accompagnée d’un verre de Petite Arvine, promesse d’énergie pour le lendemain.

? Pendant la nuit…

Alors que le refuge s’endort, Glauco et Éric partent en repérage pour préparer la sortie du deuxième jour en direction du barrage  Dixence .

L’aventure ne fait que commencer…

Jour 2: Après avoir baisser le rideau sur une magnifique et éprouvante première journée, Samuel nous a réservé le second volet de ce week-end hérémard en planifiant une ascension vers la fenêtre d’Allèves.

Skis aux pieds nous sommes partis du restaurant du Val-des-Dix, en cheminant dans le flanc de la vallée jusqu’à apercevoir le sommet du barrage de la Grande-Dixence.

De là, sous la houlette de Samuel et de Lionel qui se sont formidablement relayés pour faire la trace, la Pointe d’Allèves, puis la Pointe des Autants se sont simultanément présentées à nous.

Arrivés au pied de notre objectif du jour, l’œil attentif de Samuel nous a recommandé et tous convaincus de renoncer aux derniers mètres de l’ascension, en raison d’une accumulation de neige à l’évidence défavorable.

Perchés à près de 3’000 mètres, nos quelques morces dans un cake aux olives savoureux ont furtivement transformé le faible courant alpin en des airs provençaux.

La table était ainsi mise pour entamer une longue et merveilleuse descente dans une belle neige, qui au gré du dénivelé s’est savourée comme une bonne soupe!


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