Soirée 1:
Retrouvailles de tous les skieurs à 21 h à Interlaken, pour passer la première nuit tous ensemble dans la même chambre chez Val (à l’exception de Val lui-même, qui a dormi sur le balcon pour s’acclimater aux températures des jours à venir ;-)).
Nous avons passé une belle petite soirée pour faire connaissance. En plus c’est l’anniverssaire de Carole.
Elle a fait un gateau que nous dégustons: Déllicieux.
Un petit moment de veillé et de courte présentation de chacun chacune. C’était très simpa!
( Carole)
J1 Jungfrau :
Nous partons à pied de chez Val (les ski , sacs et chaussure dans une voiture) direction la gare de Matten.
Premier train, comme pévu à 6h53 pour arriver à 8h41.
Café au Jungfraujoch, baudriers et c’est parti pour le sommet de la Jungfrau.
La pente au départ était assez raide, dure, et surtout bien exposée avec de grosses crevasses en contrebas, donc on a rapidement mis les couteaux.
Suite à un petit portage, on fit un dépôt ski sous la rimaye peu ouverte.
La fin de l’ascension s’est faite à pied dans de bonnes conditions, avec une neige qui tenait bien, de belles marches, et quelques pas faciles sur des rochers secs.
Au sommet, on était presque seuls, sans vent, avec une très belle vue sur les Bernoises et le glacier d’Aletsch.
La montée a aussi eu son lot de petites péripéties : on a failli perdre un couteau et un piolet. Puis ça a été mon tour de faire l’étourdi : mon casque m’a échappé et a doucement glissé dans la pente jusqu’à finir sa course dans une énorme crevasse, où il repose encore aujourd’hui. J’en ai récupéré un autre à la Konkordiahütte plus tard.
Ensuite, on a entamé notre descente tranquille dans une neige correcte jusqu’à la Konkordia Hütte, pour conclure cette première belle ascension en haute montagne.
(Kevin)
Première soirée :
Bières bien méritées après l’épreuve ultime : les 526 marches de la Konkordiahütte (oui, elles piquent vraiment). Là-haut, Carolina souffle sa bougie d’anniversaire entre tarte aux noix, chansons en espagnol et en allemand. Le vent annoncé pour le lendemain nous pousse à revoir nos plans par sécurité. Malgré un souper de couscous sans merguez, nous reprenons des forces. Une deuxième bougie est soufflée pour Carolina, joli moment de partage !
(Justine)
J2: Kransberg
La veille, nous avions longuement peaufiné notre plan pour la journée de vendredi. Avec une météo annoncée difficile (vent fort et visibilité réduite) nous décidons finalement de rester à Konkordiahütte, d’annuler l’Oberaarjochhutte et de décaler l’objectif initial au samedi. Clairement, s’engager sur des arêtes dans ces conditions n’aurait pas été raisonnable. Samedi devient donc, un peu ironiquement, notre jour « de repos ».
Nous hésitons entre deux options : le Dreieckhorn ou le Kranzberg Sud. Ce n’est qu’après avoir descendu les 110 mètres verticaux d’escaliers de la Konkordiahütte que notre choix se précise : nous partons sur le Kranzberg Sud, une option plus stratégique avec une montée abritée du vent.
Nous avalons ainsi près de 1000 mètres de dénivelé, atteignons le sommet, puis profitons d’une très belle descente. Quelques éclaircies viennent illuminer le paysage, et la neige de printemps se révèle particulièrement agréable sous les spatules.
De retour à la cabane à 14h30, l’après-midi s’annonce plus tranquille, entre sieste bien méritée et verre de l’amitié.
(Robin)
Deuxième soirée :
Deuxième soirée après les mêmes marches, encore pire (elles grandissent la nuit, c’est sûr). Apéro viande-fromage pour survivre, risotto “béton” pour caler. La discussion s’impose pour la journée du lendemain : une grosse étape nous attend, et plusieurs options s’offrent à nous. La météo s’annonce splendide, mais il faut aussi tenir compte des envies et des ressentis de chacun. C’est autour de la carte de la région que nous étudions les différentes possibilités, avant de décider de partir pour le Gross Grünhorn et de profiter d’une dernière nuit à la Konkordiahütte
(Justine)
J3: Grünhorn
C’est très tôt le matin que nous quittons la cabane. Aux alentours de cinq heures trente. J’adore ces moments à la frontale. Ou la lueur du jour laisse gentiment apparaître les sommets enneigés alentour.
Nous avançons d’un pas tranquille. Dans ce dédale de troux béants qui plongent dans les entrailles du glacier, vers le centre de la terre.
La neige est dure. Je me permets de nous faire zigzaguer entre ces grandes bouche ouvertes vers l’inconnu.
Le terrain se raidit, nous mettons les couteaux et partons pour une grande série de conversions dans un terrain un petit peu plus raide.
En suite, une grande traversée ou des seracs immensent apparaissent nous permet d’atteindre un genre de plateau ensoleillé où nous faisons une petite pause au Soleil pour boire manger et s’habiller car le vent se lève gentiment.
La dernière pente laissant le grung horn à notre droite fait apparaître notre arête sommitale.
Et c’est parti, dépo de skis: fabrication d’une belle plateforme confortable, crampons aux pieds nous partons pour l’arête.
Nous faisons une dernière pause au départ de celle-ci pour s’habiller de plus belle, manger de nouveau et nous demarrons en cordée des deux, en direction du sommet.
J’aime beaucoup cette course. Elle est facile et varié, certains prennent le flanc, d’autres le fil de l’arête. Au sommeil nous retrouvons certaines personnes de la cabane dont deux copains guides anglais de Valentin. C’est très sympa: photos, hugs et on redescend car il ne fait pas si chaud.
Le ski a été tres agréable.
Quelle beauté, le décor est somptueux. J’adore!
Surprise : même la neige est douce à skier.
C’est royal.
<< Hey Val !
– oui ???
– Y paraît que le bain d’eau froide c’est anti-inflammatoire!!!!
– ha ouais????
– grave !!! On plonge dans la grouille turquoise ça te dit ???
– trop une bonne idée !!!
– heyyy les gars si vous y allez j’y vais !!!! >>
Et c’est parti pour une petite séance de cryothérapie ! Génial !!!! 😉
(Val)
Troisième soirée :
Les 526 marches auront presque eu raison de nous, mais cette dernière soirée se veut paisible. Nous partageons nos photos, revenons sur ces trois journées magnifiques, avec un sentiment de réussite et une belle fierté collective.
Un génépi… et au lit.
(Justine)
J4 dernière journée:
La météo s’annonçait changeante, avec des températures assez élevées. Afin d’éviter le brouillard, les pentes à risque d’avalanche ou un glacier trop réchauffé, nous décidons de quitter la cabane à 5h30 pour rejoindre Fiescheralpes depuis la Konkordiahütte.
Il s’agit d’un très bel itinéraire qui débute par une douce descente sur le glacier, avant de se poursuivre sur une zone beaucoup plus ouverte et délicate.
Ici, la personne du milieu de la deuxième cordée de trois s’est retrouvée les jambes dans une crevasse.
Nous avons été bien efficace.
La cordée de devant à pu envoyer sa réserve au premier de la cordée de derrière.
Grace à la tension des 5 personnes, nôtre acolyte a pu s’extraire sans y laisser son ski. Bravo l’équipe !
Après le glacier, nous empruntons un tunnel à pied, puis remettons les skis pour une longue traversée en légère montée jusqu’à la station de Fiescheralp.
Une superbe dernière journée, riche en découvertes, qui se conclura par un bon cappuccino avant de prendre le train.
(Deb)
Derniers mot de Valentin:
J’ai eu énormément de plaisir.
Nous avons du nous adapter au conditions météo changeantes, au températures, au niveau/envies du groupe qui était très bon!
J’ai beaucoup appris lors de ce trip! c’était formidable.
Le plus challenging était de mettre toustes les participantes d’accord sur leurs envies, cependant, nos discussions ont étées je pense très utiles.
J’ai eu des retour comme quoi je pourrais trancher plus vite sur certaines décisions. Je cherche encore mon identité de chef de course. 😉 Merci beaucoup à Deb qui m’a été très précieuse dans les échanges et prise de décision sur l’adaptation aux conditions!
Merci à toustes pour votre confiance
A plus
Val













